Né d'aucune femme
EAN13 : 9782358872713
ISBN :978-2-35887-271-3
Éditeur :Manufacture de livres
Date Parution :
Collection :Littérature
Nombre de pages :416
Dimensions : 20 x 14 x 2 cm
Poids : 354 g

Né d'aucune femme

De

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile.
— Et alors, qu’y a-t-il d’extraordinaire à cela ? demandai-je.
— Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
— De quoi parlez-vous ?
— Les cahiers... Ceux de Rose. »
Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.

Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec "Né d’aucune femme" la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l’âme humaine.

Prix des Libraires 2019
Prix du roman inspirant - Psychologies Magazine

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5 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

5 étoiles

Par .

Quel effroyable destin que celui de cette petite Rose.
Vendue par son père à quatorze ans, elle se retrouve la proie d’un maître de forges et de sa mère.
Sans aucun scrupule, ni l’un ni l’autre, ils ont un projet machiavélique dont Rose sera l’objet.

Un très beau roman qui se lit d’une traite. C’est passionnant.
Outre Rose, divers intervenants racontent cette dramatique existence.
À chaque fois que je devais interrompre ma lecture, j’appréciais la lumière, le monde réel, que tout cela ne soit qu’un horrible cauchemar. Mais je n’attendais qu’une chose, me replonger dans les ténèbres de la vie de Rose.

Je ne connaissais pas du tout Frank Bouysse. Mais son écriture m’a impressionnée et je vais vite découvrir ses autres livres.
J’ai eu presque le même sentiment d’osmose avec l’histoire que quand j’ai lu « Le garçon » de Marcus Malte, et ça, ce sont des moments rares de lecture.

Fable délicieusement contée

5 étoiles

Par . (Librairie Page 36)

Rose est une toute jeune fille, presque encore une enfant. Des événements, elle grandit brusquement, regarde les êtres et les situations comme un vieux sage, alors qu'âgée de quatorze ans à peine.
Elle sait très vite l’évidence que certains prennent plus de temps à voir ; on ne peut compter que sur soi.
Ça limite et en même temps ça déploie l’être de savoir ça.
Rose conte son histoire. Elle dit la nécessité de laisser traces de mots écrits de tout ce qu’elle a vécu et vit encore au moment de l’écriture pour que cela existe d'elle, de la liberté qu'elle prend en faisant cela.
Ses mots changeront le cours du destin.
Des faits durs s’enchaînent inextricablement d’une situation première qui se résume à avoir fait le mauvais choix.
Et des moments de pure douceur, d’allégresse portés des mots de Franck Bouysse. Cet homme-là est poète dans l’âme.

Rendez-vous avec le diable

5 étoiles

Par . (Librairie La Grande Ourse)

Une intrigue irrespirable.
Des personnages inoubliables.
Une atmosphère incontournable.
Un style inimitable.
Un rendez-vous avec le Diable.
Une nouvelle définition du Mal.
U n roman incroyable.

Un "My Absolute Darling" à la française.
Un livre majeur de cette année.

Eric.

La jeune fille et la noirceur du monde

5 étoiles

Par .

L’auteur l’admet lui-même : « il est plus facile d’aborder les combats de femmes, la notion de l’identité…avec le recul et la pudeur que permet l’ancrage dans un autre temps. » Pour camper Rose, sa nouvelle héroïne, Franck Bouysse compose un roman qui aurait pu être écrit il y a un siècle, tant par le choix de ses personnages, celui de l’univers choisi, que par l’utilisation d’une langue que l’on associerait plus volontiers aux romanciers du début du 20e siècle, voire du 19e.

Gabriel, un jeune curé, est appelé dans un asile pour bénir le corps d’une défunte. Il s’y rend avec le jeune Charles, son bedeau et sait qu’il va trouver sous les plis de la tenue de la femme morte « les cahiers de Rose », comme le lui a annoncé l'infirmière venue le prévenir. Gabriel devient donc le porte-voix de l’histoire de Rose, une jeune fille vendue par Onésime, un père essayant de sortir les siens de la misère.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

violences domestiques

5 étoiles

Par .

Rose, quel joli prénom pour une vie de violence.

Elle a 14 ans, l’aînée de la fratrie, quand son père la vend au Maître des Forges. Dans cette grande maison, elle devient la domestique du Maître et de sa mère acariâtre.

Heureusement, Edmond est là, l’homme à tout faire qui la prévient de ce qui l’attend et qui lui offre un peu, si peu, de réconfort.
Je n’en dis pas plus, il y a tellement d’autres personnages dans ce roman : le curé Gabriel qui découvre les cahiers de Rose, le médecin à la botte du Maître, la femme du Maître, Génie l’infirmière… Je vous laisse le plaisir de plonger dans ces pages comme une immersion en pleine nature, celle que l’on respire à pleins poumons. Mais également une immersion cruelle en pleine nature humaine, la violente, celle prête à tout pour garder la tête haute. À vraiment tout. Certaines pages m’ont soulevé le cœur par leur violence et leur réalisme. Et pourtant, Rose ne baisse jamais la tête.

Si j’ai trouvé la fin un peu gentille par rapport à la tonalité générale du roman, j’ai aimé le dernier geste du prêtre. J’ai aimé l’alternance des voix qui raconte leur histoire, avec leur vocabulaire propre, comme une respiration différente.

Un auteur que je qualifierais de sensuel, car dans ses lignes, je sens l’humus et les saisons. L’homme n’est que de passage.

L’image que je retiendrai : celle de la mousse, détail qui revient souvent.

Quelques citations : "Les rêves ne sont rien que les rêves, et que ceux qu’on nous vend sans qu’on les rêve soi-même, il faut les fuir à tout prix." (page 77)
"Surtout marcher droit devant. De toute son existence, il n’avait jamais vu un oiseau reculé." (page 276)

https://alexmotamots.fr/ne-daucune-femme-franck-bouysse/